12 janvier 2009
La politique du pire...
Tous les observateurs de la situation actuelle à Gaza s'accordent pour dénoncer la politique du pire empruntée tant par Israel que par le Hamas. Le conflit armé n'est pas la solution et ne le sera jamais.
Mais comment certains peuvent-ils se permettre de dénoncer - comme nous avons pu le lire dans quelques quotidiens - "des crimes de guerre à visée électoraliste" de la part du Gouvernement israélien ?
Comment peut-on affirmer que les roquettes lancées par le Hamas vers Israël depuis la frontière de Gaza sont la conséquence du blocus de Gaza par Israël sachant que ledit blocus a commencé il y a un an et demi et que les tirs de roquettes ont débuté il y a plus de 8 ans faisant des centaines de morts (dont des enfants) du côté israëlien ?
Comment peut-on soutenir que la population de Gaza n'a aucune responsabilité dans les actions du Hamas alors que ce mouvement terroriste a été élu - et avec lui l'idéologie qu'il porte à savoir purement et simplement la destruction et la disparition de l'Etat d'Israël - par la majorité des électeurs de Gaza ?
Comment ceux-là mêmes qui sont les premiers à dénoncer - à juste titre - la situation économique et humanitaire désastreuse de Gaza n'ont pas l'honnêteté intellectuelle de parler du développement de la Cisjordanie ? Le fait que le Hamas gère la bande de Gaza et que l'autorité palestinienne, représentée par son Président Mahmoud Abbas, administre la Cisjordanie serait-il un pur hasard ? N'y aurait-il là aucune relation de cause à effet ? Est-il aberrant d'envisager que les tenants de la terreur ont un intérêt objectif à maintenir la population de Gaza dans le dénuement afin de nourrir la vexation et le fanatisme ?
Oui, le cessez-le-feu et la trêve doivent intervenir au plus vite. Et demain c'est déjà trop tard.
Oui, Israël n'arrivera à rien - et surtout pas à obtenir la sécurité de son territoire - par la force armée. Le drame actuel nourrit, dans l'esprit des Palestiniens, l'humiliation qui mène à la haine et à l'obscurantisme.
Oui, la population de la bande de Gaza doit être secourue.
Mais penser que cela pourra se faire et penser que la paix pourra durablement s'installer tant que le Hamas sera soutenu par une partie de la population palestinienne d'une part, tant que la Communauté internationale n'interviendra pas politiquement et diplomatiquement obstensiblement en imposant à chacune des parties des principes et des objectifs de négociation d'autre part, est illusoire.
L'Histoire nous a démontré que les pires ennemis pouvaient finir par devenir partenaires en évitant d'alimenter la haine par l'humiliation. Il appartient à l'Europe - et plus largement à la Communauté internationale - de rappeler qu'il n'y a aucune fatalité.
13:00 Publié dans Actualités internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, palestine, conflit proche orient, gaza, hamas